COMMUNIQUE DE PRESSE – 28 Septembre 2021

Le pass sanitaire se veut être le résultat d’un équilibre entre liberté et protection de la santé publique. Or celui-ci ne protège personne et il porte une atteinte disproportionnée à nos libertés fondamentales. Il consiste essentiellement en une obligation vaccinale déguisée.

Le Covid safe Ticket va écarter de certains aspects de la vie publique des personnes en raison de leur état de santé présumé sans considérer que des personnes vaccinées peuvent attraper et transmettre le Covid-19. Cette disposition est discriminatoire et portera atteinte aux libertés garanties par la Convention Européenne des droits de l’Homme. 

De plus, l’obtention du pass sanitaire, hors vaccination, n’est pas évident pour tout le monde vu le coût des tests PCR, de l’organisation nécessaire et de leurs disponibilités en fonction des régions. Cela exerce une pression sur une majorité de la population afin qu’elle accepte la vaccination et les risques potentiels qui en découlent. Cependant, en vertu de la loi du 22 août 2002, le consentement du patient doit être, non seulement éclairé, mais également libre. Lorsque le consentement est conditionné par un pass sanitaire, il n’est plus libre.

Rappelons que ces vaccins ont une autorisation de mise sur le marché d’urgence et qu’ils sont donc toujours en phase de test, jusqu’à fin 2022 au moins. Le choix de ne pas se faire vacciner avant la fin de la phase test est donc légitime et raisonnable.

La liberté, dans notre système constitutionnel, est la règle, et l’interdiction, l’exception. Toute restriction aux libertés fondamentales doit être dûment justifiée par des motifs d’intérêt général. Or, si l’objectif de santé publique est d’éviter la saturation des systèmes de soin, il est atteint dès l’instant où une large majorité des personnes dites “à risque” se sont fait vacciner.

Et que devons nous penser de la justification sanitaire d’un tel pass quand sa mise en place se décide plus d’un mois à l’avance et se reporte de quinze jours à une semaine de sa mise en place? Est-ce vraiment sérieux?

Voilà pourquoi nous appelons au rassemblement le 2 octobre sur la place Flagey pour un apéro contaminant contre la mise en place du Covid Safe Ticket.

 

Le collectif L’ABÎME

 

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