COMMUNIQUE DE PRESSE 2 AVRIL 2021

 

Les jeunes n’en peuvent plus des restrictions sociales, ils sont au bout du rouleau. Cela fait maintenant des mois que les psychologues et les psychiatres tirent la sonnette d’alarme. Fin janvier, une étude de l’UCLouvain et de l’UAntwerpen révélait encore qu’un Belge sur deux, essentiellement des jeunes, est en détresse psychologique. Notre jeunesse, c’est-à-dire le moteur de demain, est au bord du gouffre.

Alors pourquoi nos gouvernements n’ont-ils pas pris la moindre mesure pour lui redonner ne fût-ce qu’une soupape de liberté? Les jeunes sont sur le point de s’auto-déconfiner. Ce qui aura des conséquences désastreuses sur la propagation de l’épidémie. Ainsi, où sont allés les 1.500 jeunes dispersés par la police au lac de Louvain-La-Neuve ce 31 mars? Ils ont poursuivi la fête dans des kots, des endroits par nature exigus où le virus circule activement.

Pourquoi ne tente-t-on pas d’encadrer ce besoin vital avec des mesures qui limiteraient, elles, la propagation du virus. Les pistes de solution ne manquent pas. Comme nos demandes répétées de testing, restées lettre morte. Mais nos autorités continuent de faire la sourde oreille et qualifient encore et encore ces rassemblements de «gifles à la gueule des soignants». Mais qui prend la mesure de cette gifle monumentale à la gueule de nos jeunes? Nous sommes apolitiques et contre toute forme de violence. Mais penser que l’on peut taire un tel cri collectif de détresse avec des autopompes et des lacrymogènes est un leurre.

Tant que nos autorités continueront à s’enfermer dans ce mutisme, à nier cette autre catastrophe sanitaire et à ne rien proposer pour soulager nos jeunes, nous continuerons à manifester et nous espérons que ce mouvement s’étendra dans tous les parcs de Bruxelles et dans toutes les villes en confinement depuis trop longtemps.

Le collectif L’ABÎME

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